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Les différents labels pour un bâtiment bas carbone

Repère incontournable pour les maîtres d’ouvrage, architectes et bureaux d’études, le bâtiment bas carbone répond aux objectifs climatiques actuels et anticipe les exigences de la RE2020. Au-delà de la conformité réglementaire, l'obtention d'un label ou d'une certification garantit une réduction mesurable de l'empreinte carbone de l'ouvrage sur l'ensemble de son cycle de vie. Cet article décrypte les spécificités de chaque référentiel pour vous guider dans le choix de votre labellisation.

23/05/2025

L'essentiel sur les labels bas carbone :

  • Le Label Bas Carbone lancé par l'Etat vise la création de crédits carbone pour financer des projets, tandis que les labels du BTP qualifient la performance environnementale d'un ouvrage
  • Le label BBCA constitue le référentiel historique centré sur l'empreinte carbone globale du bâtiment, de sa construction à son exploitation
  • La RE2020 impose désormais le calcul carbone à tous les projets, ce qui transforme les labels en outils pour valider un niveau d'exigence supérieur à la réglementation.
  • Les certifications globales comme HQE, BREEAM ou LEED intègrent le volet carbone au sein d'une évaluation plus large incluant l'énergie, la santé et le confort.  

Sommaire :

  1. Qu'est-ce qu'un label bas carbone ?
  2. Les labels "carbone"
  3. Les labels énergétiques
  4. Les référentiels de performance environnementale 
  5. Les labels qui ciblent des aspects spécifiques de la construction bas carbone
  6. Choisir le bon label bas carbone pour son projet

Qu’est-ce qu'un label bas carbone ?

Créé par décret et arrêté en novembre 2018, le Label Bas Carbone est un cadre national piloté par le Ministère de la Transition écologique au service de la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC). Il s'agit d'un outil transversal où les experts de chaque filière (sylviculture, agriculture, BTP) élaborent des méthodes sectorielles spécifiques.

À côté de ce dispositif national de compensation, la filière BTP s'est dotée de ses propres certifications de performance globale. Portés par des organismes spécialisés, des référentiels comme BBCA, HQE, BREEAM ou LEED ne visent pas la création de crédits carbone.

Ils s'inscrivent dans la continuité des engagements climatiques français et européens, et viennent compléter les exigences réglementaires applicables aux bâtiments, telles que la RE2020.

Contrairement à une simple déclaration d'intention, ces démarches reposent sur une évaluation de l'empreinte carbone de l'ouvrage sur l'ensemble de son cycle de vie :

  • Phase de conception (choix des matériaux, modes constructifs, optimisation énergétique...)
  • Phase de construction (techniques employées, logistique, gestion des déchets...)
  • Phase d’exploitation (consommations énergétiques, entretien...)
  • Fin de vie (démolition, réemploi, recyclage des matériaux...)

Son obtention exige la mise en place d'actions concrètes, axées sur la réduction des émissions à la source ou sur la compensation des émissions résiduelles via des projets certifiés.

Les enjeux de la labellisation bas carbone pour les projets de construction

L’obtention d’un label bas carbone répond à une triple exigence réglementaire, économique et sociétale. Pour les maîtres d’ouvrage, les architectes et les bureaux d’études, il permet de :

1. Anticiper les obligations réglementaires

La RE2020 impose une réduction progressive des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments neufs. Le label bas carbone va au-delà de cette réglementation, permettant de préempter les futures exigences légales et d’inscrire les projets dans une trajectoire alignée avec la neutralité carbone 2050.

2. Valoriser les actifs immobiliers

Un bâtiment labellisé bas carbone bénéficie d’une valeur patrimoniale renforcée. Il est plus attractif pour les investisseurs sensibles aux critères ESG, pour les exploitants cherchant à réduire leurs coûts énergétiques et pour les futurs occupants, de plus en plus attentifs à l’empreinte environnementale de leur lieu de vie ou de travail.

3. Renforcer la compétitivité sur le marché

Dans le cadre des appels d’offres publics et privés, la prise en compte des critères environnementaux devient un critère différenciant. Les acteurs capables de justifier d’une démarche bas carbone documentée et certifiée maximisent leurs chances de succès.

4. Répondre aux attentes des parties prenantes

Les collectivités, investisseurs et utilisateurs finaux attendent des solutions responsables et durables. Le label bas carbone contribue à renforcer l’image de marque des entreprises de construction et à les positionner comme partenaires de confiance dans la transition énergétique.

Les labels de performance carbone dans le bâtiment

Le label Énergie-Carbone E+C-
Le Label BBCA Bâtiment Bas Carbone

Le Label BBCA (Bâtiment Bas Carbone)

Le label BBCA, développé en 2016 par l’Association pour le Développement du Bâtiment Bas Carbone, constitue une certification de référence pour mesurer la réduction des émissions de CO₂. Il s’applique aux projets résidentiels et tertiaires, en construction neuve comme en rénovation.

Son évaluation s'articule autour de quatre axes majeurs :

  • Une construction raisonnée privilégiant une conception sobre ainsi que des matériaux à faible empreinte carbone, comme le béton bas carbone ou le bois.
  • Une exploitation économe en énergie visant la réduction des besoins de l'ouvrage et l'intégration de sources renouvelables telles que les panneaux photovoltaïques.
  • Le stockage du carbone par l'emploi de matériaux biosourcés (bois, chanvre) capables de séquestrer le carbone durant toute la durée de vie du bâtiment.
  • L'économie circulaire encouragée par le réemploi de matériaux et la conception de structures évolutives.

Le référentiel BBCA attribue des points bonus dits « Innovations climat » pour valoriser la déconstruction sélective préalable, la mutualisation des espaces, le potentiel de changement d'usage ou d'extension de l'ouvrage.

La labellisation comporte trois échelons graduels d'exigence : BBCA Standard, BBCA Performance et BBCA Excellence, attribués en fonction des seuils carbone atteints et des points bonus obtenus.

Bâtiment avec le label bas carbone BBCA

La 1ère résidence labellisée BBCA niveau Excellence

La construction de ces 94 logements en superstructure bois à Taverny illustre l'application concrète des méthodes de construction à faible empreinte carbone.

L'utilisation massive du bois CLT (Cross Laminated Timber) pour les poteaux, poutres, planchers et voiles porteurs a permis de réduire l'impact du gros œuvre tout en stockant le carbone dans la structure.

L'industrialisation et la préfabrication des éléments en usine ont également optimisé la logistique et réduit les nuisances de chantier. Cette performance globale a permis à l'ouvrage de valider le label BBCA niveau Performant et le label E+C- au niveau E2C2.

Cette opération en bois, novatrice et exemplaire d’un point de vue environnemental, social et solidaire a été récompensée par de nombreux labels. 

Le label Énergie-Carbone (E+C-)

Lancé en 2016, le label Énergie-Carbone (E+C-) est une réponse française aux exigences de la transition énergétique. Il a notamment servi de terrain d’expérimentation pour établir la nouvelle réglementation environnementale RE 2020.

Les enjeux du label E+C- s’inscrivent pleinement dans une vision globale de la construction bas carbone.

Les objectifs du label :

  • Promouvoir et encourager les bâtiments à la sobriété énergétique avec des objectifs de consommations plus exigeants que la réglementation et allant jusqu’au bâtiment à énergie positive (produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment)
  • Mesurer et limiter les émissions carbone des constructions tout au long de leur cycle de vie, depuis la fabrication des matériaux à la fin de vie de l’ouvrage. C’est l’introduction des méthodes de calcul d’ACV utilisées aujourd’hui dans la RE 2020

En parfait accord avec les exigences de la RE 2020, le label E+C- est applicable aux bâtiments neufs, qu’ils soient résidentiels ou tertiaires.

Les niveaux de certification :

  • Axe Carbone (C) : deux niveaux de certification (C1, C2), selon les émissions globales mesurées via l’ACV.
  • Axe Énergie (E) : quatre niveaux (E1 à E4), E4 correspondant aux bâtiments à énergie positive (BEPOS).

Quels leviers d'action pour obtenir le label ?

  • Réfléchir à l’écoconception du bâtiment : maximiser les apports solaires passifs pour réduire les besoins en chauffage. Penser aussi à améliorer l’inertie de l’ouvrage pour limiter les surchauffes en été. 
  • Privilégier les matériaux, bas carbone ou biosourcés : utiliser du béton bas carbone, du bois ou d’autres éléments biosourcés capables de stocker du carbone. 
  • Intégrer des sources d’énergies renouvelables : panneaux photovoltaïques, géothermie ou chaudière biomasse pour couvrir les besoins énergétiques sans consommation d’énergie primaire.

Les labels d'efficience énergétique et de performance de l'ouvrage

Le label Effinergie RE2020
Le label PassivHaus
Le label BBC Effinergie Rénovation

Le label BBC Effinergie Rénovation : améliorer la performance énergétique des bâtiments existants

Créé par l’association Effinergie, ce label est spécifiquement dédié à la rénovation énergétique des bâtiments. Il fixe des seuils ambitieux pour la consommation de chauffage et l’efficacité thermique.

Les objectifs du label :

  • Réduire les consommations énergétiques des bâtiments existants pour atteindre des performances proches des bâtiments neufs.
  • Mettre à niveau l’enveloppe thermique et moderniser les équipements du parc existant.
  • Améliorer le confort des occupants (qualité de l’air, confort d’été…)

Les principaux critères de notation :

  • Limiter les besoins en chauffage à 80 kWh/m²/an (résidentiel) ou à un seuil adapté pour les bâtiments tertiaires.
  • Obtenir une étiquette A ou B au diagnostic de performance énergétique (résidentiel). 

L'obtention du label repose sur le renforcement de l'isolation thermique (murs, toitures, planchers), le traitement des ponts thermiques et la modernisation des équipements de chauffage, d'eau chaude sanitaire et de ventilation, notamment via des systèmes double flux. Une mesure de l'étanchéité à l'air par test de perméabilité est obligatoirement réalisée pour valider la certification.

Le label Effinergie RE2020 : vers une nouvelle génération de bâtiments performants

Le label Effinergie RE 2020 valorise les constructions neuves qui surpassent les exigences de la réglementation environnementale en vigueur.

Ce label valorise les constructions neuves qui dépassent les exigences réglementaires actuelles pour anticiper les futurs seuils de la RE2020. Il impose une réduction supplémentaire de 15 % du besoin bioclimatique (Bbio) et de 10 % des consommations d'énergie primaire par rapport aux exigences légales, tout en abaissant l'impact carbone de la construction d'environ 10 % en logement collectif.

Le référentiel intègre des exigences renforcées sur le confort d'été pour limiter les surchauffes, hors zones climatiques sensibles. Enfin, une option BEPOS valorise les projets dont la production locale d'énergie renouvelable atteint le niveau Bâtiment à Énergie Positive.

Quels leviers d'action pour obtenir le label ?

Les principes du label Effinergie RE 2020 sont similaires à la nouvelle réglementation RE 2020, mais avec des exigences encore plus élevées. Une enveloppe et des systèmes ultra-performants doivent assurer la résilience du bâtiment tandis que l'usage de matériaux bas carbone est fortement encouragé pour minimiser son empreinte environnementale.

Le label PassivHaus

D’origine allemande, PassivHaus certifie des bâtiments quasi autonomes en énergie. Ici, on parle d'une conception rigoureuse permettant de réduire à leur minimum les besoins énergétiques. 

Les solutions déployées doivent permettre de réduire les besoins en chaleur à moins de 15 kWh/m²/an en énergie utile et de garantir un confort thermique optimal, quelle que soit la saison. 

La consommation d'énergie primaire doit être inférieure à 120 kWh/m²/an en énergie primaire tandis que la perméabilité à l'air ne doit pas dépasser 0.6 vol/h sous 50Pa. 

Les 6 principes fondamentaux du label PassivHaus :

  1. Isolation thermique élevée : des parois très performantes et des fenêtres de qualité supérieure, comme le triple vitrage.
  2. Suppression des ponts thermiques : éliminer les déperditions de chaleur grâce à une conception minutieuse des jonctions entre parois.
  3. Étanchéité à l’air excellente : garantir une parfaite maîtrise des infiltrations d’air.
  4. Ventilation double flux avec récupération de chaleur : assurer un renouvellement constant de l’air tout en récupérant les calories de l’air extrait.
  5. Captation passive de l’énergie solaire et des calories du sol : orientation optimisée des ouvertures et usage des apports solaires pour le chauffage passif.
  6. Consommation d’énergie limitée pour les appareils : intégrer des équipements ménagers et électriques à faible consommation.

Les référentiels de performance environnementale : une vision globale de tous les enjeux

Le Label BREEAM
Le Label LEED Leadership in Energy and Environmental Design
Le Label NF habitat HQE

Le Label NF habitat HQE (Haute Qualité Environnementale)

Le Label NF habitat HQE (Haute Qualité Environnementale) est une certification française qui atteste de la qualité et de la performance environnementale des logements neufs ou en rénovation. 

Principaux critères de notation et niveaux de certification :

Le label HQE propose trois niveaux de performance pour valoriser les projets : Très Performant, Excellent, et Exceptionnel. Ces niveaux sont attribués en fonction d’un système de notation par étoiles, basé sur l’évaluation de plusieurs thèmes clés :

  • le respect de l’environnement ;
  • la qualité de vie ;
  • les performances économiques.

 

Quels leviers d'action pour obtenir le label ?

  • Améliorer la qualité de vie des occupants : confort thermique, acoustique et hygrométrique, luminosité naturelle, qualité de l’air intérieur, sécurité.
  • Réduire l’impact environnemental des bâtiments : gestion responsable de l’énergie, de l’eau, et choix de matériaux durables.
  • Offrir des solutions techniques économiques : réduction des coûts d’exploitation et économie de charges significative pour les occupants.
  • Proposer des espaces verts et des lieux agréables favorisant le vivre ensemble.
  • Faciliter le transport et la mobilité verte.

Le label NF Habitat HQE est assimilable à une démarche qualité globale sur l’ensemble des aspects d’une opération. Il intègre aussi la phase de conception du projet.

Le Label BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) : une évaluation internationale

Le Label BREEAM, originaire du Royaume-Uni, est l'une des principales certifications environnementales internationales pour les bâtiments. Il évalue la performance durable des constructions neuves ou rénovées, en tenant compte de critères à la fois écologiques et sociétaux.

Objectifs du label :

  • Réduire l'impact environnemental des bâtiments en évaluant leur performance globale.
  • Promouvoir le bien-être des occupants en améliorant le confort et la santé au sein des espaces.
  • Encourager l'innovation dans les pratiques de construction durable.

Principaux critères de notation et niveaux de certification : 

BREEAM évalue les bâtiments selon plusieurs catégories, chacune attribuant un certain nombre de crédits :

  • Management : qualité de la gestion du projet et des processus.
  • Santé et bien-être : confort thermique, acoustique, visuel et qualité de l'air intérieur.
  • Énergie : efficacité énergétique et réduction des émissions de CO₂.
  • Transport : accessibilité aux transports durables, mise à disposition de bornes de recharges pour véhicules électriques et réduction de l'empreinte carbone liée à la mobilité.
  • Eau : gestion efficace de la consommation et des ressources en eau.
  • Matériaux : utilisation de matériaux durables et à faible impact environnemental.
  • Déchets : mise en place d’un processus de gestion et de réduction des déchets produits.
  • Utilisation des sols et écologie : préservation des sols et conservation de la biodiversité.
  • Pollution : limitation des nuisances et des émissions polluantes.

En fonction du score total obtenu, le bâtiment reçoit l'une des mentions suivantes : Passable, Bon, Très Bon, Excellent ou Exceptionnel.

Le Label LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) : standard américain de la construction durable

Le label LEED, développé aux États-Unis, est une certification reconnue de manière internationale. Tout comme le label BREEAM, LEED vise à encourager des pratiques de construction durables et à améliorer la qualité de vie des occupants. Il est à réserver aux projets de grande ampleur, à portée internationale ou visant à attirer une clientèle mondiale.

Dans les grandes lignes, les objectifs du label sont assez similaires à ceux de BREEAM : améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, favoriser l'utilisation de matériaux bas carbone et assurer un environnement intérieur sain.

LEED adopte cependant une approche plus complète en évaluant l’impact global du bâtiment sur son environnement : utilisation des ressources, artificialisation des sols, préservation de la biodiversité, bien-être des occupants, consommations responsables, impact sur le transport, etc.

Principaux critères de notation et niveaux de certification du label LEED : 

  • Aménagement écologique des sites : préservation des habitats naturels environnants et gestion durable des terrains.
  • Gestion efficace de l'eau : réduction de la consommation et réutilisation des ressources hydriques.
  • Gestion de l’énergie : optimisation de la performance énergétique et promotion des énergies renouvelables.
  • Matériaux : sélection de matériaux durables, locaux, à faible impact environnemental tout au long de leur cycle de vie.
  • Qualité des environnements intérieurs : amélioration de la qualité de l'air, du confort thermique et acoustique, du bien-être des occupants.
  • Innovation : encouragement à intégrer des pratiques innovantes, voire pionnières pour montrer l’exemple aux constructions futures.
  • Priorités régionales : prise en compte des enjeux locaux, des priorités environnementales et sociales régionales.

Selon le nombre de points accumulés, les projets peuvent obtenir différents niveaux de certification : Certifié, Argent, Or et Platine.

Les référentiels ciblés sur les enjeux spécifiques du bâtiment

Circolab
EcoJardin
BiodiverCity
WELL
OZMOZ
label Bâtiment Biosourcé

En complément des certifications globales, d’autres labels ciblent des aspects spécifiques de la durabilité, comme l’utilisation de matériaux biosourcés, l’économie circulaire ou la biodiversité.

  • Le label Bâtiment Biosourcé valorise l’utilisation de matériaux naturels et renouvelables (bois, chanvre, paille). Il exige un pourcentage minimal de matériaux biosourcés dans la construction, favorise les filières locales et la réduction de l’impact carbone.
  • Circolab aide à intégrer les principes de l’économie circulaire dès la conception en favorisant le réemploi des matériaux de construction et la réduction des déchets.
  • Le Label 2EC récompense les projets atteignant des taux élevés de réutilisation et de recyclage, en valorisant les ressources locales.
  • EcoJardin certifie une gestion écologique des espaces verts (usage d’espèces locales, absence de produits chimiques).
  • BiodiverCity intègre quant à lui la préoccupation de la biodiversité dès la conception des bâtiments avec des solutions comme des toitures végétalisées ou l’ajout de points d’eau.
  • Les labels liés au confort et la qualité de vie des bâtiments : WELL et OZMOZ…

Le Label OsmoZ, développé par Certivéa, est une certification française axée sur la qualité de vie et le bien-être des occupants des bâtiments tertiaires. Il vise à améliorer la santé et le bien-être au travail, à promouvoir un rythme de travail équilibre, et à renforcer la cohésion sociale et la collaboration. 

Les principaux critères de notation et niveaux de certification sont les suivantes : 

  1. Santé des occupants : qualité de l’air, gestion des nuisances sonores, confort thermique et visuel.
  2. Hygiène de vie : promotion d’un mode de vie sain avec des espaces qui encouragent l’activité physique et le bien-être.
  3. Équilibre des temps de vie : aménagement d’espaces de détente et de restauration adaptés, instauration du télétravail, réduction du rythme de travail.
  4. Cohésion sociale : création d’espaces collaboratifs, événements et initiatives pour renforcer le sentiment d’appartenance.
  5. Fonctionnalité : clarté et accessibilité des informations liées aux aménagements du bâtiment, équipements qualitatifs et performants.
  6. Démarche collaborative : intégration de toutes les parties prenantes dans le processus d’amélioration.

Bon à savoir : un ouvrage certifié HQE remplit de fait un certain nombre d’exigences du label OsmoZ Bâti.

Choisir le bon label bas carbone pour son projet

Le choix d'un référentiel dépend avant tout des objectifs fixés pour le projet de construction et/ou de réhabilitation. 

Pour concentrer les efforts sur la réduction des émissions de CO₂, un label ciblé comme BBCA constitue l'option la plus directe. Pour valoriser un bâtiment tertiaire auprès d'investisseurs ou d'occupants internationaux, les certifications BREEAM ou LEED apportent une visibilité globale, bien qu'elles imposent un suivi administratif plus lourd.

Sur le terrain, la sélection d'un label implique plusieurs réalités opérationnelles :

  • Le coût global : compter entre 10 000 et 20 000 € pour les frais de certification, auxquels s'ajoutent les études techniques spécifiques et le surcoût éventuel de certains matériaux.
  • La disponibilité des matériaux : viser un niveau élevé en biosourcé ou en réemploi nécessite de vérifier la capacité d'approvisionnement des filières locales.
  • Le calendrier : intégrer les critères d'évaluation dès la phase d'esquisse évite de réajuster le projet en cours d'études ou pendant le chantier.

Anticiper ces paramètres permet de sélectionner un référentiel adapté et de sécuriser la valeur de l'ouvrage sans risquer de dérive sur les coûts ou les délais.

Chez Léon Grosse, nous mettons notre expertise et notre engagement au service de la réduction de l’impact environnemental de vos projets. Forts d’une solide expérience dans l’obtention de labels environnementaux, nous vous accompagnons à chaque étape, en étant force de proposition pour atteindre les certifications les plus exigeantes. Contactez-nous pour faire de votre projet une référence en matière de construction durable.

L'expertise de Léon Grosse au service de la réduction de l’impact environnemental de vos projets

Forts d’une solide expérience dans l’obtention de labels environnementaux, nous vous accompagnons à chaque étape de vos projets, en étant force de proposition pour atteindre les certifications les plus exigeantes. 

Pour aller plus loin

Les questions fréquentes sur les labels bar carbone

Quels sont les principaux labels bas carbone dans le bâtiment ?

Le label volontaire de référence reste BBCA, qui évalue l'empreinte carbone globale de l'ouvrage. La RE2020 constitue le socle réglementaire obligatoire pour le neuf, tandis que le label historique E+C- a servi de cadre d'expérimentation à cette réglementation.

 

Quelle est la différence entre le label BBCA et la RE2020 ?

La RE2020 est une réglementation obligatoire fixant des seuils maximaux d'émissions de CO₂ pour les constructions neuves. Le label BBCA est une démarche volontaire aux exigences plus élevées, qui valorise davantage le stockage carbone par les matériaux biosourcés et l'économie circulaire.

Quels types d'ouvrages peuvent obtenir le label BBCA ?

La certification BBCA s'applique aux projets résidentiels et tertiaires, en construction neuve comme en rénovation. L'attribution s'effectue selon trois échelons de performance : Standard, Performance et Excellence.

Comment s'évalue l'empreinte carbone d'un bâtiment ?

L'impact environnemental est mesuré par une Analyse du Cycle de Vie (ACV). Cette méthode comptabilise les émissions de gaz à effet de serre générées par la fabrication des matériaux, la phase de chantier, la consommation énergétique en exploitation et la fin de vie de l'ouvrage.

 

Quelle est la particularité du label OsmoZ ?

Développé par Certivéa, le label OsmoZ ne mesure pas la performance carbone mais la qualité de vie au travail. Il évalue l'ergonomie, le confort ambiant, la santé et le bien-être des usagers au sein des bâtiments tertiaires.

Combien coûte la certification environnementale d'un bâtiment ?

Les frais d'instruction et d'audit auprès de l'organisme certificateur s'élèvent généralement entre 10 000 et 20 000 € par bâtiment. À ce coût direct s'ajoutent les honoraires d'assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO) et les études techniques spécifiques, qui représentent un investissement global moyen de 1 à 3 % du budget de construction.

À quel moment du projet faut-il intégrer la démarche de labellisation ?

La démarche doit s'engager dès la phase d'esquisse ou d'avant-projet sommaire (APS). Une intégration précoce permet d'orienter la conception bioclimatique, le choix des matériaux et les systèmes techniques sans générer de surcoûts d'études ou de retards sur le calendrier de chantier.

Quelle est la différence entre un label et une certification ?

Un label atteste du respect d'un niveau de performance sur un critère précis, comme l'énergie ou le carbone. Une certification constitue une démarche globale, délivrée par un tiers indépendant après audit, qui évalue l'ensemble des performances environnementales, sanitaires et techniques de l'ouvrage.

Quel est l'impact d'un label environnemental sur la valeur verte d'un actif ?

L'obtention d'un label reconnu sécurise la valeur patrimoniale de l'ouvrage à long terme. Elle facilite la commercialisation auprès des locataires institutionnels, réduit le taux de vacance et permet d'obtenir un loyer supérieur de 5 à 15 % par rapport à un bâtiment non certifié.